C'est bien parce qu'il était dans une bouteille en plastique, dans un distributeur et non dans une tasse en porcelaine que ce hôjicha me fit l'effet d'une madeleine de Proust.
dimanche 29 août 2021
Avec Marcel Proust à Tokyo (Con Marcel Proust en Tokio)
dimanche 4 juillet 2021
jeudi 10 juin 2021
Voyage dans le temps (viaje dentro del tiempo)
A Gijón, la rue du Japon
En Gijón la calle de Japón da a la calle Belgica (cerca de la calle Baleares)
mardi 11 mai 2021
jeudi 15 avril 2021
Le destin (el destino)
La vie, alors, était simple :
je posais mon
sur le sol. Et, alors même que son cadrage était totalement aléatoire, il m'offrait des miniatures à la composition parfaite.lundi 12 avril 2021
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| marché de Tsukiji |
La nourriture industrielle rassure. Ces bonbons que vous tenez dans la main donnent l'impression d'être presque "immortels". Par sa stabilité même, elle vous assure du fait qu'elle ne rend pas malade -additifs mis à part, on a toujours redouté les intoxications alimentaires causées par la nourriture avariée, moisie, effet du travail du temps linéaire. La nourriture industrielle réconforte notre vie fragile, environnée de saisons instables, parce qu'elle nous promet que rien ne change, même si le temps avance sans merci. La nourriture industrielle ne connaît pas le nagori, ni la nostalgie non plus. Elle nous offre une possibilité de refuge, un terrier confortable qui serait toujours identique à lui-même.
Dans le même temps, cette immobilité de la nourriture industrielle affecte notre vie des caractères du terne et du neutre, par quoi elle devient impossible à distinguer de la vie de quelqu'un d'autre. Ce n'est qu'avec les êtres vraiment vivants, les êtres périssables de la saison que sont légumes, viandes et poissons du marché que l'on peut partir à l'aventure.
Ryoko Sekiguchi. Nagori, la nostalgie de la saison qui vient de nous quitter.
vendredi 22 janvier 2021
Voyages express (viajes rápidos)
Quand j'ai 5 minutes, je clique ICI et je dessine.
Mais, cette fois, je n'ai pas cliqué au hasard, je savais où j'allais : au Chacha Kôbô de Takadanobaba à Tokyo, où j'avais mes habitudes et qui me manque.
jeudi 7 janvier 2021
Se fondre dans la foule (fundirse en la multitud)
Le principal problème au coeur de l'expérience urbaine : sommes-nous des individus ou une part de la foule ? Voulons-nous nous en distinguer en nous y fondre ? Comment voulons-nous, quel que soit notre genre, être vu en public ? Voulons-nous attirer les regards ou y échapper ? Etre indépendants et invisibles ? Attirer l'attention ou passer inaperçu?
Laurent Elkin, Flâneuse, d'après la traduction espagnole.
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| Shibuya, Tokyo 2010 |
El principal problema existente en el corazón de la experiencia urbana : ¿somos individuos o parte de la multitud ? ¿Queremos destacar o fundinos con ella? ¿Cómo queremos, seamos del género que seamos, que se nos vea en público? ¿Queremos atraer las miradas o escapar de ellas? ¿Ser independientes e invisibles? ¿Llamar la atención o pasar inadvertidos?
Lauren Elkin. Flâneuse. Traducción de Laura Echevarría
vendredi 11 décembre 2020
Tout le contraire (todo el contrario)
"Tokyo n'est pas une ville pour marcher; elle est trop grande pour cela. Même ses quartiers sont trop étendus pour s'y promener. Nous vivions à l'intersection en forme de Y (Y de yen, d'argent, de richesse) de deux routes principales, l'une menait à Shibuya et l'autre au Palais Impérial. Tous les lieux que je voulais connaître -Shinjuku, Harajuku, Nakameguro, Omotesando, Asakusa- étaient éloignés d'où nous vivions et, en grande partie, les uns des autres, reliés par de longs tronçons de routes hostiles aux piétons. Nous pouvions aller à pied à Azabu, un voisinage d'une certaine classe plein d'embassades mais c'était tout. Au bout de deux semaines, je voulais crier. Mais je ne le fis pas."
Traduction libre de la version espagnole de Flâneuse de Lauren Elkin.
Tandis que moi, en arrivant à Tokyo, je m'étais étonnée de découvrir un village...
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| Tokyo, 2007 |
"Tokio no es una ciudad para caminar; es demasiado grande por ello. Incluso sus barrios son demasiado extensos para pasear por ellos. Vivíamos en una intersección en forma de Y (Y de yen, de dinero, de riqueza) de dos carreteras principales, una llevaba a Shibuya y la otra al Palacio Imperial. Todos los lugares que yo quería conocer -Shinjuku, Harajuku, Nakameguro, Omotesando, Asakusa- estaban lejos de donde vivíamos y, en su mayoría, unos de otros, conectados por largos tramos de carreteras hostiles para peatones. Podíamos ir andando a Azabu, un vecindario de cierta categoría lleno de embajadas, pero eso era todo. Después de dos semanas yo quería gritar. Pero no lo hice."
Lauren Elkin. Flâneuse. Traducción de Laura Echevarría
Mientras yo, al llegar a Tokio, me había asombrado por descubrir un pueblo...
dimanche 8 novembre 2020
Ceux qui restent (los que se quedan) : Matías Serra Bradford
Après de nombreux déménagements, il faut une bonne raison aux livres
pour rester dans ma bibliothèque. Parfois c'est une (re)lecture à venir.
Parfois c'est une trace de ma lecture.
Después de numerosas mudanzas, los libros necesitan un motivo válido para quedarse en mi biblioteca. A veces se trata de una (re)lectura fútura. A veces es una huella de mi lectura.
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| Tokyo |
Acaso se viaja para que el lugar visitado luego se traslade con uno.
Matías Serra Bradford. Diario de un invierno en Tokio
Peut-être qu'on voyage pour que le lieu visité se déplace avec soi.
Matías Serra Bradford. Diario de un invierno en Tokio. (traduction libre)
mercredi 21 octobre 2020
J'ai déjà vécu dans un empire.
Ya viví en un imperio.
J'ai déjà vécu dans un royaume.
Ya viví en un reino.
mercredi 7 octobre 2020
lundi 21 septembre 2020
Le défilé (el desfile)
Nous avons passé une heure assis sur le mur à regarder les élégantes, les apprêtés. N'aurions-nous pas fait la même chose à Tokyo ?
mercredi 16 septembre 2020
Peindre sans peinture (Pintar sin pintura)
En ce temps-là, je vivais à Tokyo. De mes sorties je rapportais une moisson d'instantanés comme autant de tableaux miniatures. Ce jour-là, un Mondrian.
En aquel tiempo vivía en Tokio. Al volver de mis salidas traía unas instantáneas que parecían a cuadros. Aquel día a un cuadro de Mondrian.
lundi 14 septembre 2020
Se nourrir de nostalgie (Alimentarse de nostalgia)
Le voyage prévu n'a pas eu lieu. Parfois dans la journée, je pense : et là ? Où serait-on ? Que mangerait-on ? Et je nous vois dans les trains et les parcs. Dans notre sac : nos boîtes d'aquarelle et nos onigiris à l'umeboshi.
Mais comme Maryll m'a offert Le club des gourmets, un recueil de textes coordonné par Ryoko Sekiguchi, je me souviens des saveurs, des ambiances que je n'avais pas oubliées.
(El viaje previsto no ocurrió. A veces durante el día pienso : ¿Dónde estaríamos? ¿Qué comeríamos?. Y nos veo en los trenes y los parques. Con nuestras cajas de acuarela y onigiris con umeboshi dentro de la mochila.
Osamu Dazai. Souvenirs de saké. (Sin dudas el sake se bebe en cortadillos y a sorbitos. Es obvio.)
"cette neige dans ces deux bols que tu vas manger/qu'elle te soit crème glacée céleste"Kenji Miyazawa. Matin d'adieu. (esta nieve dentro de estos cuencos que vas a comer/que te sea helado celeste)
"même sans en avoir une irrésistible envie, manger des sushis m'est une consolation."
Kanoko Okamoto. Sushis. (incluso sin tener incontenible deseo, comer sushis es un consuelo para mí)
vendredi 11 septembre 2020
ZEN
A Tokyo, j'allais à Ueno photographier les lotus.
A Gijón, je peins les nénuphars.




















