Parce qu'à la fin, je ne sais même plus qui me l'a inspiré.
Porque finalmente ya no se quién era.
Le jour où l'hôtellerie manifesta,
En route on apprit les nouvelles règles de conduite. Avant de rentrer dans la ville confinée, on prit notre inspiration à Xagó.
Après de nombreux déménagements, il faut une bonne raison aux livres
pour rester dans ma bibliothèque. Parfois c'est une (re)lecture à venir.
Parfois c'est une trace de ma lecture.
Después de numerosas mudanzas, los libros necesitan un motivo válido para quedarse en mi biblioteca. A veces se trata de una (re)lectura fútura. A veces es una huella de mi lectura.
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Librairie L'imaginaire. Place du Jeu de balles. Bruxelles. |
Mi madre no tiene ningún sentimiento de pertenencia. Nació en Bélgica y vivió en Asturias, Madrid y París antes de instalarse en Mallorca al casarse. Si le preguntaras dónde están sus raíces, seguramente no sabría qué contestar. Eso no la vuelve una desarraigada. Aunque, bueno, la palabra desarraigada me hace pensar en descarriada, que no es lo mismo. O tal vez sí.
(...) Supongo que no puedo reclamar nada, porque ni siquiera vivo en Mallorca. Pero no tener adónde volver, un espacio que conoces y en el que te reconoces, no sé, para mí es angustiante. No me siento de ninguna parte. A fin de cuentas, todo es memoria, ¿no? Encima me siento egoísta por dar por hecho que tenía algo que, como dices tú, nunca fue mío. -Cariño- contesta mi madre-, no tener adónde volver:crecer consiste en eso.
Llucia Ramis. Las posesiones.
Ma mère n'a aucun sentiment d'appartenance. Elle est née en Belgique et a vécu dans les Asturies, à Madrid et à Paris avant de s'installer à Majorque en se mariant. Si on lui demande où sont ses racines, elle ne sait certainement pas quoi répondre. Cela ne fait pas d'elle une déracinée. Bien que, cela dit, le mot déracinée me fait penser à égarée, ce qui n'est pas la même chose. Ou peut-être que si.
(...) Je suppose que je ne peux rien réclamer parce que je ne vis même pas à Majorque. Mais ne pas avoir où revenir, un espace que tu connais et dans lequel tu te reconnais, je ne sais pas, pour moi c'est angoissant. Je ne me sens de nulle part. En fin de compte, tout est souvenir, non ? En plus, je me sens égoïste d'avoir tenu pour acquis quelque chose qui, comme tu le dis, n'a jamais été à moi. -Chérie, répondit ma mère, n'avoir nulle part où revenir, c'est ça grandir.
Llucia Ramis. Las posesiones. Traduction libre.
A la fin, on les remercie autant pour la musique que pour la pose.
Al final les damos las gracias tan por la música como por el posado.
J'ai déjà vécu dans un empire.
Ya viví en un imperio.
J'ai déjà vécu dans un royaume.
Ya viví en un reino.
Après de nombreux déménagements, il faut une bonne raison aux livres pour rester dans ma bibliothèque. Parfois c'est une (re)lecture à venir. Parfois c'est une trace de ma lecture.
Después de numerosas mudanzas, los libros necesitan un motivo válido para quedarse en mi biblioteca. A veces se trata de una (re)lectura fútura. A veces es una huella de mi lectura.
New York 2012 |
La date : 18 octobre 1974
L'heure : 10 h. 30
Le lieu : Tabac Saint-Sulpice
Le temps : Froid sec. Ciel gris. Quelques éclaircies.
Esquisses d'un inventaire de quelques-unes des choses strictement visibles :
(...)
-Des slogans fugitifs : "De l'autobus, je regarde Paris"
-De la terre : du gravier tassé et du sable.
-De la pierre : la bordure des trottoirs, une fontaine, une église, des maisons...
-De l'asphalte
-Des arbres (feuillus, souvent jaunissants)
-Un morceau assez grand de ciel (peut-être 1/6è de mon champ visuel)
-Une nuée de pigeons qui s'abat soudain sur le terre-plein central, entre l'église et la fontaine
-Des véhicules (leur inventaire reste à faire)
-Des êtres humains
-Une espèce de basset
-Un pain (baguette)
-Une salade (frisée?) débordant partiellement d'un cabas
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Tentative d'épuisement de la table de Perec |
La fecha: 18 de octubre de 1974
La hora: 10.30 hs.
El lugar: Tabac Saint–Sulpice
El tiempo: Frío seco. Cielo gris. Algunos claros.
Bosquejo de un inventario de algunas de las cosas estrictamente visibles:
(...)
—Slogans fugitivos: “Desde el autobús miró París”
—Tierra: pedregullo y arena.
—Piedra: el cordón de las veredas, una fuente, una iglesia, casas...
—Asfalto
—Árboles (frondosos, a menudo amarillentos)
—Un pedazo bastante grande de cielo (quizás 1/6 de mi campo visual)
—Una bandada de palomas que cae repentinamente sobre el terraplén central, entre la iglesia y la fuente
—Vehículos (su inventario queda pendiente)
—Seres humanos
—Algo así como un basset
—Un pan (baguette)
—Una lechuga (¿francesa?) que desborda parcialmente de una bolsa para las compras
Tentativa de agotar un lugar parisano.Traducido por Jorge Fondebrider
Beatriz Viterbo Editora, Rosario, 1992
J'ai écouté David Hockney et maintenant je suis nostalgique/impatiente du printemps.
Escuché a David Hockney y ahora estoy nostálgica/impaciente de la primavera.
Récemment arrivée en Espagne, je lisais la composition du carton de lait posé sur la table du petit déjeuner.
Leche de vaca entera.
Lait de vache entière ? Je restai un instant perplexe avant de comprendre qu'en espagnol lait est un mot féminin.
Acababa de llegar a España y estaba leyendo los ingredientes sobre la botella de leche que estaba en la mesa del desayuno.
Leche de vaca entera.
¿Leche de una vaca entera?
Me quedé desconcertada un momentito antes de entender que en español, al contrario del francés, la palabra leche es feminina.
La dernière fois que je suis montée dans une grande roue
(
)
je me suis retrouvée dans le ciel de Bruxelles :
Después de numerosas mudanzas, los libros
necesitan un motivo válido para quedarse en mi biblioteca. A veces se
trata de una (re)lectura fútura. A veces es una huella de mi lectura.
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Peinture de Marc Benes |
J'ai pensé à Amélie en caviardant les poèmes de Nacho Vegas. Son livre me plait mieux maintenant que j'en suis co-autrice.
He pensado en Amélie al tachar con tinta los poemas de Nacho Vegas. Prefiero su libro ahora que soy su co-autora.
Les soirées
L'effort s'effondre
et le silence est invraisemblable
J'ai éteint le coeur
une fois de plus
dans ma bouche une autre
pulsation ? La raison
savait tout Et rien.
Les choses et les personnes
changent.
Non
sans
peur. T'aimer me rend fort
y compris l'idée de
maintenant
me sentir bien dans la solitude de
la possibilité de
mes pensées.
On voir le soir, mon amour, et l'air
sur le réveil digital,
les minutes et les heures.
Vivre c'est imprécis.
Les habitants de Gijón ont plus de chiens que d'enfants, se plaignent les grincheux. Moi qui ai moins de diffulté à dessiner les chiens que les enfants, je m'en réjouis.
Los ciudadanos de Gijón tienen más perros que hijos, se quejan los cascarrabias. Como me cuesta menos dibujar a los perros que los niños, me alegra esto.
La grenade n'est pas seulement un fruit, c'est aussi une chanson.
La grenada es no sólo una fruta sino una canción.
Un jour sur le marché aux puces de la place du jeu de balles de Bruxelles, j'achetai un album photo. Les clichés dataient des années 60. On y voyait un couple de Belges, Jef y Yvonne, en vacances en caravane en France et en Italie. Ils m´ont inspirée une série d´illustrations.
(A menudo pienso en las fotos en cuales soy yo la transeúnte desconocida)